Marathon de Madrid 2026 : deux femmes, une même force

marathon madrid

Le Marathon de Madrid 2026 n’est pas seulement l’un des grands rendez-vous sportifs du printemps madrilène. Le dimanche 26 avril 2026, la capitale a accueilli la 48e édition du Zurich Rock ’n’ Roll Running Series Madrid, avec ses trois formats (10 km, semi-marathon et marathon) et un record d’environ 47 000 coureurs venus de 113 pays.

Mais cette année, ce Marathon de Madrid 2026 a pour moi un visage beaucoup plus personnel. Celui de trois amies, Justyna Torres et Gaëlle Nolf. Deux femmes, deux mères, deux professionnelles accomplies, deux parcours très différents. Mais une même passion profonde pour le sport, l’effort et le dépassement de soi. Justyna a pris le départ du 10 km. Gaëlle s’est attaquée au marathon, soit les mythiques 42,195 kilomètres. Deux distances, deux rythmes, deux manières d’habiter la course. Et pourtant, une même force.

Médailles Marathon de Madrid 2026

Le Marathon de Madrid 2026, un rendez-vous à part

Le Marathon de Madrid 2026 s’est déroulé dans le cadre du Zurich Rock ‘n’ Roll Running Series Madrid. Un événement qui mêle sport, ville et fête populaire. La course propose trois distances : Marathon, Half Marathon et 10K, pour permettre à différents profils de coureurs de participer. L’édition 2026 avait aussi mis en avant une ambiance unique, avec des milliers de spectateurs et plus de 30 points d’animation le long du parcours.

Le départ était donné près de Plaza de San Juan de la Cruz, à 8h00 pour le 10K et 8h45 pour le marathon et le semi-marathon. Le parcours emmenait les coureurs à travers plusieurs lieux emblématiques de la ville, notamment Paseo de la Castellana, le secteur du Bernabéu, Puerta del Sol, le Palais Royal, Madrid Río, le musée du Prado, avant une arrivée sur le Paseo de Recoletos.

Un parcours agréable, mais plein de défi

Madrid est une ville magnifique pour courir, mais elle n’est pas simple. Gaëlle et Céline de Waegeneer (une amie venue de Bruxelles spécialement pour l’occasion) me disaient justement que le parcours était exigeant, à cause de son relief et de ses changements de rythme. La majorité des coureurs ont insisté sur l’importance de la préparation physique et mentale, de la gestion de l’effort dans les côtes, et de la lucidité dans les moments difficiles. Notamment entre les kilomètres 25 et 35 pour le marathon, ou autour du km 7 pour le 10 km.

Autrement dit, le Marathon de Madrid 2026 ne se joue pas seulement sur le plan physique. Il se joue aussi dans la tête.

Deux femmes, deux profils, une même passion de l’effort

À travers elles, le Marathon de Madrid 2026 raconte bien plus qu’un événement sportif. Il parle de discipline, de résilience, de lucidité, d’endurance et de volonté. Il raconte aussi quelque chose de l’entrepreneuriat, de la vie professionnelle, de la charge mentale et de la capacité à tenir dans le temps. Car on ne court jamais seulement avec les jambes. On court avec ce que l’on est.

Dans cette marée de coureurs, il y avait donc pour moi cette année des visages particuliers.

Ce qui me touche profondément chez l’une comme chez l’autre, ce n’est pas seulement le goût de la performance. C’est la cohérence entre leur manière de vivre et leur manière de courir. Elles ne sont pas là pour « faire un truc impressionnant ». Elles sont là parce qu’elles aiment profondément ce que la course révèle d’elles-mêmes.

Justyna Torres et le 10 km : l’intensité, la maîtrise, l’élan

eCommerce Executive Director chez Carrefour España, Justyna Torres est une femme de stratégie, de performance et de pilotage, dans un univers où la rapidité, l’exigence et la capacité de décision font partie du quotidien. Mais Justyna n’est pas une sportive du dimanche. Elle a déjà participé à un Ironman l’an dernier, court plusieurs marathons dans l’année, et fait partie d’une communauté de passionnés de vélo avec laquelle elle part rouler tous les dimanches. Chez elle, le sport n’est pas une parenthèse. C’est un rythme de vie.

On sous-estime souvent le 10 km. Parce qu’il est plus court que le marathon. On l’imagine plus accessible. En réalité, il demande autre chose : une intensité immédiate, une précision dans l’effort, une vraie capacité à trouver rapidement le bon rythme sans exploser. Sur ce format, le mental devient central, surtout lorsque l’allure se durcit et que l’inconfort s’installe.

Et cela résonne fortement avec le profil sportif de Justyna Torres. Dans un métier comme le sien, il faut savoir absorber la pression, arbitrer vite, avancer avec clarté dans un environnement très exigeant. Le 10 km raconte cela : une intensité condensée, sans détour, où il faut être présente, engagée, lucide.

Justyna Torres et le 10 km du Marathon de Madrid
Justyna Torres et le 10 km du Marathon de Madrid

Gaëlle Nolf et le marathon : l’endurance, le doute, puis la ligne de départ

Fondatrice de Feel CabanYa et cofondatrice de MadridSmart, Gaëlle Nolf évolue dans un univers professionnel qui parle d’accompagnement, de mobilité, d’installation, de vision et de construction dans le temps. Et c’est justement ce qui donne encore plus de force à son défi sportif. Pour ce Marathon de Madrid 2026, Gaëlle a engagé une préparation de trois mois particulièrement exigeante : préparation physique, alimentation adaptée, heures de sommeil respectées, sorties mises de côté pour rester concentrée, et jusqu’à deux entraînements de 20 km par semaine.

Le marathon, lui, est une autre aventure. Avec ses 42,195 kilomètres, il exige du temps, de la patience, une stratégie, une capacité à durer. Il faut accepter de ne pas tout contrôler et ménager ses forces. Il faut continuer quand l’euphorie du départ a disparu et que le corps commence à négocier. À Madrid, ce défi est encore plus fort en raison du profil du parcours, qui oblige à penser autant avec la tête qu’avec les jambes.

Gaëlle Nolf & sa médaille – 42 km marathon Madrid

Une préparation de dingue

Dans cette perspective, le défi de Gaëlle Nolf prend une intensité particulière. Car sa préparation n’a pas été un long fleuve tranquille. Elle s’est entraînée dur, méthodiquement, avec une vraie discipline de vie. Mais dans les dernières semaines, elle s’est aussi fait mal au pied, au point de craindre de ne pas pouvoir prendre le départ aujourd’hui. Ce détail change tout dans la lecture de son marathon. Parce qu’il ajoute ce que toute grande épreuve contient au fond : de la fragilité, de l’incertitude, de la peur, la possibilité réelle que le projet échappe. Quelques semaines avant la course, elle a consulté une fisiothérapeute qui l’a énormément aide.

Et ce matin, Gaëlle était bien sur la ligne de départ.

Rien que cela raconte déjà quelque chose d’énorme. Être là, malgré la blessure, malgré le doute, malgré tout ce qui aurait pu justifier un renoncement, c’est déjà une forme de victoire intérieure. Cela ne dit pas qu’il faut nier les limites du corps. Cela dit que, parfois, le courage consiste simplement à honorer le chemin parcouru jusque-là et à se présenter, pleinement, au rendez-vous que l’on s’était donné.

« Ce marathon était comme une grossesse, il me tarde d’accoucher » dit Gaëlle, quelques minutes avant le marathon

Cette formule est saisissante. Elle dit la longueur de l’attente, la transformation, la tension, la fatigue, la préparation, le mélange d’impatience et de gravité. Elle dit aussi qu’un marathon ne commence pas le jour de la course. Il commence bien avant.

Et cette aventure a déjà laissé une trace en elle. Pour en garder le souvenir, elle a choisi de porter un « 42 » tout près du cœur.

Quand un défi personnel devient aussi une histoire d’amitié

Gaëlle & Céline – Marathon Madrid 2026

Cette aventure, Gaëlle ne la vit d’ailleurs pas totalement seule. Pour courir ce marathon à ses côtés, son amie Céline de Waegeneer est venue spécialement de Bruxelles pour courir le marathon. Elles ont toutes les deux affrontés cette course pendant plus de quatre heures sous le soleil de Madrid.

Gaëlle a pu également compter sur son amie et associée Alix Maissan Prado, qui a été à ses côté pendant les dix derniers kilomètres de la course.

La présence de ses amies nous rappelle qu’un grand défi personnel n’est pas toujours une histoire solitaire. Derrière la performance individuelle, il y a aussi les liens que l’on tisse, les amitiés qui soutiennent, les présences qui donnent de la force quand l’effort devient plus lourd.

Dans une course aussi exigeante que le Marathon de Madrid 2026, être entourée de personnes qui nous aiment dit quelque chose de très beau : on prend le départ seule dans son corps, bien sûr, mais jamais tout à fait seule dans son élan.

Gaëlle & Alix – Marathon Madrid 2026

Ce que ces deux femmes racontent du mental

Le mental est un mot qu’on utilise souvent. Trop, parfois. Mais à travers Justyna Torres et Gaëlle Nolf, il prend une réalité beaucoup plus concrète.

Le mental, ce n’est pas une phrase toute faite. Ce n’est pas non plus une énergie magique qui annule la fatigue. Le mental, c’est la capacité à accepter l’inconfort, à recommencer, à tenir un cap, à continuer quand l’enthousiasme initial ne suffit plus. Se préparer quand personne ne regarde. C’est résister au doute et apprendre à durer.

Justyna le montre dans sa fidélité au sport d’endurance, dans sa constance presque organique, dans cette manière de faire du mouvement un langage naturel. Gaëlle le montre autrement, dans une préparation totale, dans la discipline, dans le fait d’avoir traversé l’inquiétude d’une blessure au pied sans renoncer trop vite au rendez-vous.

L’une incarne une intensité rodée. L’autre une traversée plus vulnérable, plus habitée. Mais toutes deux racontent la même vérité : la force visible repose toujours sur un travail invisible.

Justyna & des amis – prêts pour le marathon de Madrid 2026

Ce que le Marathon de Madrid 2026 dit de l’entrepreneuriat

Le parallèle entre sport et entrepreneuriat peut sembler évident, presque trop. Et pourtant, ici, il me paraît profondément juste.

Créer, diriger, développer, accompagner, faire grandir un projet : tout cela ressemble moins à une inspiration soudaine qu’à un effort construit. Il faut de l’élan, bien sûr, mais aussi du souffle. Savoir partir, mais surtout savoir durer. Il faut croire au projet, mais aussi apprendre à traverser les périodes de doute, les ralentissements, les moments où l’on se demande si l’on ira jusqu’au bout.

Le 10 km ressemble parfois à certaines phases professionnelles : lancement, intensité, densité, rapidité d’exécution, précision. Le marathon ressemble davantage à l’entrepreneuriat dans ce qu’il a de plus profond : préparation, endurance, patience, stratégie, résilience, gestion de l’incertitude.

À travers Justyna et Gaëlle, ce parallèle prend corps. Il devient concret. Il montre que le dépassement de soi ne repose pas seulement sur le talent ou la motivation, mais sur une somme de choix répétés, de renoncements, de disciplines silencieuses, de confiance reconstruite chaque jour.

Sport, famille, carrière : l’équilibre qui force le respect

Il y a enfin une autre dimension que je ne veux pas minimiser : elles sont toutes les deux mariées et mères de deux enfants.

Cela ne relève pas du détail biographique, ça raconte le réel. Cela dit que le défi ne se prépare pas dans une vie vide, disponible, entièrement tournée vers soi. Il se prépare dans une vie pleine, dense, traversée par les responsabilités, la logistique, la charge mentale et les arbitrages permanents. Elles n’auraient pas pu faire ses marathons sans le soutien de leurs maris et de leurs enfants. Car dans la lutte intérieure, contre soi, pendant la course, ce sont leurs encouragements qui aident à tenir et à aller jusqu’au bout.

Leur course commence bien avant le départ officiel. Elle commence dans le quotidien, dans les heures trouvées pour s’entraîner, dans les priorités redessinées, dans l’énergie protégée. Et c’est précisément ce qui rend leur engagement encore plus admirable.


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Madrid, ville de caractère, ville de défi

Il y a quelque chose de très juste dans le fait que cette histoire se déroule à Madrid.

Le Marathon de Madrid 2026 s’est couru dans une ville de relief, de mouvement, de tempérament. Le parcours passait par plusieurs lieux emblématiques de la capitale, dans une atmosphère que les organisateurs et la presse ont présentée comme l’une des grandes fêtes du running en Espagne. Madrid accueille, encourage, électrise, mais elle met aussi à l’épreuve.

Courir Madrid, ce n’est pas seulement cocher une course. C’est accepter de dialoguer avec une ville qui a du caractère. Et cela rend ce type de défi encore plus symbolique.

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La capitale espagnole est une ville dans laquelle plusieurs évènements sportifs sont régulièrement organisés. Sans oublier que la ville est magnifique qu’il y a plusieurs endroits qui ne demandent qu’à être visités. Voici des articles qui pourront vous inspirer :

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